04/01/2006

Étrange ère

Toi l’étranger, tu me ressembles ;

Quand ton accent me fait sourire,

Quand ma gêne nous offre à rire,

Le lien ténu qui nous lie tremble.

 

C’est l’hymne à la joie qui résonne

Et fait de nous son instrument.

Vibre la corde! Souffle vent!

Alors nous serons deux colonnes

 

Entre la terre et d’autres lieux,

Élevant nos chœurs les cieux,

Dans un mouvement qui respire

 

La fragilité de nos êtres.

Le divin qui vient de renaître

Est si précieux. Et l’heure expire.

 

Un "vieux" poème, en guise de voeux pour l'an 2006.